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Les plans d’investissements des producteurs indépendants d’énergie d’Afrique du Sud tombent à l’eau. Le gouvernement, qui s’est engagé en février 2020 à solliciter de nouvelles offres auprès des fournisseurs d’énergies renouvelables pour soutenir Eskom, le principal fournisseur d’électricité d’Afrique du Sud, y a renoncé. En cause : le Covid-19, qui a fait chuter la consommation d’électricité dans le pays.

Les producteurs indépendants d’énergie d’Afrique du Sud touchait pourtant au but. Il y’a quelques semaines, ils avaient réussi à persuader le gouvernement sud-africain, après de longues négociations, d’acheter plus d’énergies renouvelables pour soutenir Eskom Holdings SOC Ltd, le principal fournisseur d’électricité d’Afrique du Sud, dans l’alimentation des populations en énergie électrique. Malheureusement, avec la survenue de la pandémie du coronavirus, les autorités du pays ont récemment décidé de ne plus tenir compte de cette éventualité. Or, quelques jours auparavant, le gouvernement sud-africain avait demandé à l’entreprise de service public Eskom, de lancer un appel d’offres pour lui fournir une alimentation de secours. Les soumissions devaient être clôturées le 30 avril 2020.

Avant le Covid-19, Eskom était régulièrement contraint de mettre en place des coupures d’électricité à cause de ses usines vieillissantes. Ces infrastructures ne pouvaient plus fournir une production suffisante. Mais la donne a subitement changé. La demande en électricité a chuté de 9 000 MW dans le pays depuis l’entrée en vigueur du confinement le 27 mars 2020, pour limiter la propagation de la pandémie du coronavirus dans le pays. « La consommation d’électricité a chuté dans le pays et nous a laissé une capacité excédentaire. Toutefois, nous nous attendons à ce que la demande d’électricité augmente plus ou moins au même niveau qu’auparavant après la pandémie. Cela signifie qu’il sera toujours nécessaire d’augmenter la contribution des producteurs indépendants d’électricité au réseau », affirme Eskom. Pour l’heure, la date du prochain appel d’offres reste inconnue.

 

Source : Afrik 21

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