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53,6 millions de tonnes de déchets électroniques ont été produits dans le monde en 2019. En cinq ans, la hausse est de 9,2 millions de tonnes, soit environ 20 %.

Le nouveau rapport du Global E-waste Monitor, rendu public le 2 juillet 2020, appelle les dirigeants africains à l’urgence de l’action face aux déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E). La production de ces déchets a atteint des proportions inquiétantes, du fait de l’urbanisation galopante et de la digitalisation des sociétés africaines.Selon les Nation Unies, c’est un vrai problème car ces produits lâchés dans la nature comprennent des substances toxiques et dangereuses qui peuvent présenter un risque grave pour la santé humaine et l’environnement.

Face au trop-plein des déchets électroniques, l’ONU préconise dans son 3e rapport du Global E-waste Monitor, l’adoption des règlementations et des programmes de recyclages. Selon des informations relayées par Afrik 21 seuls 13 pays africains sur les 43 étudiés ont une politique nationale de régulation et de gestion des déchets électroniques dans le respect des normes environnementales et sanitaires. Cela signifie que l’or, l’argent, le cuivre, le platine et d’autres matières récupérables de grande valeur évaluées de manière prudente à 3,2 milliards de dollars américains, ont été pour la plupart déversés ou brûlés, au lieu d’être collectés pour traitement et réutilisation.

Le rapport s’adresse également au reste de la planète. Le monde a réalisé un record de 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques produits en 2019.

Le Global E-waste Monitor 2020 est le fruit d’une collaboration entre l’Union internationale des télécommunications (UIT), le programme SCYCLE (Sustainable Cycles) actuellement co-organisé par l’Université des Nations Unies (UNU), l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (Unitar) et l’Association internationale des déchets solides (Iswa).

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