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En Algérie, la compagnie publique pétrolière et gazière Sonatrach a annoncé qu’elle allait exercer son droit de préemption à l’accord de cession des parts de la société US Anadarko au groupe français Total. Le ministre de l’Énergie a expliqué que cette décision se justifiait par l’«incompatibilité» de la transaction avec le droit algérien.
La société nationale algérienne des hydrocarbures Sonatrach entend riposter au projet d’acquisition par Total des actifs de la société américaine Anadarko en Algérie.

D’après un communiqué rendu public par son département et relayé par des médias le 4 décembre, «Mohamed Arkab, ministre de l’Énergie, s’est prononcé sur cette opération et a déclaré son incompatibilité avec le maintien d’Anadarko dans le contrat d’association sur le périmètre de Berkine».

Selon le ministre, le groupe national a décidé d’«exercer son droit de préemption» sur les intérêts détenus par la société américaine.

Il s’agit du rachat des blocs 404a et 208 et une participation de 24,5% dans le bassin de Berkine (champs de Hassi Berkine, Ourhoud et El Merk) dans lesquels Total détient déjà 12,25%.

Signature d’un accord
Total a conclu l’accord le 3 mai 2019 avec l’Américain Occidental en vue d’acquérir les actifs d’Anadarko en Afrique (Mozambique, Algérie, Ghana et Afrique du Sud) dans le cadre de l’offre d’Occidental sur Anadarko. La finalisation de la transaction entre Occidental et Total est attendue pour 2020.

Au lendemain de l’annonce préliminaire de la transaction, le ministre de l’Énergie a d’abord réagi en brandissant le droit de préemption comme riposte à la cession de ces actifs, avant d’évoquer de possibles négociations directes avec la compagnie française pour trouver une issue.

Sputniknews.com

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