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S’agit-il d’une loi des séries ou bien d’une réelle défaillance du secteur de la production et distribution de l’électricité ? En tout cas beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest sont touchés par des délestages sans précédent et il semble bien qu’il y ait un lien au moins conjoncturel, mais aussi une responsabilité de chaque pays sur un plan plutôt structurel.

En effet, le Mali a été fortement touché par les délestages dans cette période de chaleur, au point où la semaine dernière le ministre malien de l’énergie, Lamine Seydou Traoré, s’est rendu à Abidjan pour solliciter le concours de son homologue ivoirien. Il est revenu avec la promesse que la Côte d’ivoire mettra à sa disposition quelque 30 MW de capacité supplémentaire qui viennent s’ajouter aux 30 qui font l’objet d’exportation vers Bamako. Mais, quelques jours après, ce sont les entreprises et les associations de consommateurs ivoiriens qui manifestent leur colère contre le gouvernement ivoirien à cause des délestages.

Au Burkina Faso, le directeur général de la Sonabel, Baba Ahmed Coulibaly, a organisé une conférence de presse pour expliquer, les raison des délestages intempestifs que vivent les grandes villes du pays.
Il s’agit donc de trois pays voisins qui connaissent tous le même problème, celui des coupures de courant quotidiens et il y a un lien évident. Le Mali et le Burkina Faso dépendent tous et en bonne partie de la production de leurs voisins ivoirien, sénégalais et ghanéen. Or, cette année, en Côte d’Ivoire et au Ghana, sévit une sévère sécheresse qui fait qu’il est impossible d’exporter.

Le Burkina Faso par exemple importe l’équivalent de 70% de ses besoins du Ghana et de la Côte d’Ivoire, soit ce qui est produit par une capacité installée de 100 MW venant d’Abidjan et 150 MW venant d’Accra. Désormais, à cause du faible remplissage des barrages dans ces deux pays, ce ne sont que 30 et 100MW qui sont mis à la disposition de Ouagadougou par ses deux voisins.

 

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