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Lundi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’OPEP ont publié une déclaration conjointe dans laquelle elles estiment que les recettes liées à la vente de pétrole et de gaz dans les pays en développement, devraient chuter de 85 % en 2020. Ceci, si les marchés demeurent à ce point affectés par la pandémie de coronavirus et la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie.

« Cela aura probablement des conséquences sociales et économiques majeures, notamment sur les dépenses du secteur public dans des domaines vitaux comme les soins de santé et l’éducation », ont commenté le directeur de l’AIE, Fatih Birol et le secrétaire général de l’OPEP, Mohammad Barkindo.

L’onde de choc de la crise actuelle va durement frapper les économies des pays producteurs d’Afrique qui dépendent de la manne pétrolière. Avec la crise de 2014-2017, l’ensemble des grands producteurs africains avaient dû mettre en œuvre des politiques de réajustement budgétaires. Le Nigéria a même connu une grave récession avant de s’en remettre grâce à une légère remontée des prix.

Lundi, le baril est tombé sous la barre des 30 dollars. Un pays comme le Nigéria a besoin d’une moyenne de 57 dollars pour stabiliser son économie.

Olivier de Souza

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