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Le groupe industriel français Schneider Electric a été choisi par l’entreprise publique Egyptian Electricity Holding Company (EEHC) pour la construction de quatre centres de contrôle du réseau électrique égyptien. Ce projet d’un coût de près de 288 millions de dollars est destiné à transformer le réseau électrique égyptien en un réseau intelligent au moment où sa capacité augmente grâce aux nouvelles installations de production d’énergies renouvelables.

Alors que les autorités égyptiennes sont engagées dans une politique visant à diversifier le mix électrique du pays en injectant de l’énergie verte au réseau, l’entreprise publique Egyptian Electricity Holding Company (EEHC) signe un contrat avec le groupe industriel français Schneider Electric pour transformer le réseau électrique égyptien en un réseau intelligent.

Dans le cadre de son nouveau contrat, Schneider Electric construira quatre centres de contrôle qui surveilleront et optimiseront le réseau électrique, ainsi que plus de 12 000 unités principales du réseau intelligent, qui seront installées sur l’ensemble du réseau national. Dans le cadre de ce marché d’une valeur de 4,6 milliards de livres égyptiennes (287,5 millions de dollars), la société basée à Rueil-Malmaison en France s’appuiera sur sa technologie EcoStruxure Grid pour « construire un réseau intelligent à l’épreuve du temps » qui utilisera la puissance du numérique pour automatiser et optimiser ses opérations.

Un projet favorable à l’intégration des énergies renouvelables au réseau

La solution EcoStruxure  proposée par Schneider Electric est une plateforme ouverte, interopérable, prête à l’emploi et compatible avec l’IoT (internet des objets), permettant d’automatiser le réseau électrique. Les quatre centres de contrôle utiliseront le système avancé de gestion de la distribution (ADMS) de Schneider Electric pour surveiller, contrôler et reconfigurer le réseau, grâce à l’utilisation de « grandes données » et d’intelligence artificielle.

Ces dispositifs contribueront à améliorer la disponibilité de l’électricité en détectant les défauts du réseau dès qu’ils se produisent, puis en reconfigurant le réseau pour en assurer la stabilité. À en croire la société, les coûts de maintenance seront réduits grâce à des capteurs intelligents intégrés qui transmettront les données aux centres de contrôle.

Une nécessité pour la diversification du mix électrique…

 « Ce projet est le première du genre, qui permettra d’accroître l’efficacité et la durabilité du réseau en déployant des technologies intelligentes. Ce projet contribuera également à faire progresser le calibre de nos ingénieurs et de nos travailleurs, en les aidant à mettre au point des méthodes de travail nouvelles et avancées qui seront utilisées dans les prochaines phases de notre projet de modernisation du réseau », affirme Mohamed Shaker, le ministre égyptien de l’Électricité et des Énergies renouvelables.

Selon Schneider Electric, le projet dont la mise en œuvre devrait prendre 18 moins intervient au moment où la consommation d’électricité par le réseau a augmenté de 6,5 % par an entre 2000 et 2014. Le gouvernement égyptien veut également booster la capacité de son réseau électrique en misant sur les énergies renouvelables. Très concrètement, son plan pour les deux prochaines années est de produire 20 % de l’électricité consommée en Égypte à partir des sources renouvelables.

Une ambition qui se concrétise déjà avec la mise en œuvre de grands projets d’énergies recouvrables dans le pays, notamment la construction du complexe solaire photovoltaïque de Benban (gouvernorat d’Assouan) qui permettra d’injecter 1 650 MWc d’électricité au réseau. Dans le golfe de Suez, de nombreux projets éoliens sont en développement.

Source : Afrik 21

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