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La Zambie a fait des progrès notables en matière de production d’électricité. Selon l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), le pays dispose d’une capacité installée de 2 800 MW. Selon le gouvernement zambien, cette capacité de production a permis de rendre le pays autosuffisant en matière d’électricité. La Zambie a arrêté les importations d’électricité dès 2018. Les autorités estiment même que la production électrique sera excédentaire d’ici 2022.

Aujourd’hui, la production actuelle est assurée par des installations hydroélectriques qui fournissent 2 380 MW, soit 85 % de la capacité installée du pays. Une situation qui rend cependant le réseau électrique nationale vulnérable face aux effets du changement climatique comme la sécheresse qui est de plus en plus persistante depuis quelques années en Afrique de l’est et australe. Ces derniers mois, la sécheresse a réduit sérieusement le fonctionnement des grands barrages du pays comme Kariba, dont la production de 1 626 MW est partagée entre la Zambie et le Zimbabwe.

La centrale hydroélectrique d’Itezhi-Tezhi est l’autre grande infrastructure de production d’électricité en Zambie. L’installation, qui affiche actuellement une capacité de 120 MW, a été réhabilitée et étendue entre 2014 et 2016, fournissant désormais 7,5 % de la capacité installée du pays. La centrale fournit de l’électricité à 50 000 personnes supplémentaires.

Malgré les risques sécheresse, la Zambie continue à exploiter son potentiel hydroélectrique. Avec le Zimbabwe, le pays développe actuellement le projet hydroélectrique de Batoka Gorge qui devrait permettre d’injecter 2 400 MW dans les réseaux électriques du Zimbabwe et de la Zambie. Le projet est mis en œuvre suivant le modèle financier de Build-Operate-Transfer (BOT, en français : construire, exploiter, transférer). Une sorte de partenariat public privé (PPP). Le projet a été confié à un consortium formé de l’entreprise américaine General Electric et de la société chinoise Power China. Elles devraient entamer les travaux au cours du dernier trimestre de l’année 2020. Cette perspective sera peut-être impactée par le Covid-19.

 

 

Source : Afrik 21

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