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L’Afrique de l’Est a besoin d’une sécurité énergétique basée sur le déploiement généralisé des énergies renouvelables et les millions d’emplois propres qui l’accompagnent, et elle doit protéger son patrimoine naturel.

En réponse à l’annonce selon laquelle l’Ouganda, la Tanzanie et les sociétés pétrolières Total et CNOOC ont signé des accords pour lancer la construction d’un oléoduc de 371,7 milliards de shillings (3,5 milliards de dollars) de 1440 kilomètres de long, le conseiller politique principal de Greenpeace Afrique, Fredrick Njehu a déclaré:

«Les compagnies pétrolières s’accrochent désespérément à une industrie en voie de disparition. Ils ont clairement intérêt à garder leurs poches bien remplies. Les communautés d’Afrique de l’Est ne sont pas intéressées par les combustibles fossiles sales et obsolètes. Ils se lèvent et défendent un avenir alimenté par des sources d’énergie renouvelables.

«L’oléoduc menacera les ressources en eau, la biodiversité et la plus ancienne et la plus grande réserve naturelle d’Ouganda, le parc national de Murchison Falls, qui serait ouvert à l’extraction de pétrole à grande échelle à un moment où le monde agit pour réduire d’urgence combustibles fossiles. Le projet aura également de graves impacts sur les droits des communautés locales.

«Peu importe comment vous le regardez, le pétrole est très risqué et a un potentiel important pour endommager l’environnement et mettre les communautés environnantes en péril. L’Afrique de l’Est possède certaines des meilleures ressources énergétiques renouvelables au monde, et ces ressources devraient être maximisées à mesure que les gouvernements s’éloignent des combustibles fossiles dans une transition juste centrée sur les personnes.

«Contrairement à ce que soutiennent les partisans, l’EACOP ne« libérera pas le potentiel de l’Afrique de l’Est ». L’Afrique de l’Est a besoin d’une sécurité énergétique basée sur le déploiement généralisé des énergies renouvelables et les millions d’emplois propres qui l’accompagnent, et elle doit protéger son patrimoine naturel. Les gouvernements africains doivent donner la priorité à des solutions innovantes et justes pour l’énergie et ne pas tomber dans des projets néocoloniaux qui comportent de vastes risques environnementaux et climatiques.

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