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Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne sont concernés comme l’Angola, la Zambie ou la République Démocratique du Congo.

L’Amazonie n’est pas la seule région de la planète touchée par d’importants feux de forêt. Plusieurs pays du centre et du sud de l’Afrique font actuellement face à une situation similaire.

Une carte en temps réel des incendies sur l’ensemble de la Terre, fournie par la Nasa (l’agence spatiale américaine), permet de visualiser la gravité de la situation. Les feux de forêt dans cette zone du continent africain sont plus denses et nombreux qu’en Amazonie. Angola, République Démocratique du Congo, Zambie, Congo et Tanzanie sont les pays les plus exposés.

                                                   Source: NASA

Pourtant, on ne trouve aucune mention de ces incendies, que ce soit dans la presse locale africaine, ou dans la presse internationale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un phénomène habituel, et régulier. Mais qui n’en reste pas moins inquiétant. Explication.

Au mois de juin dernier, la NASA elle-même expliquait que les incendies étaient monnaie courante en Afrique à cette période de l’année. Et ils ne sont pas dus à la sécheresse ni à la pollution, mais bien aux pratiques agricoles. La NASA l’appelle « slash and burn », on parle chez nous de « culture sur brûlis », une technique peu coûteuse et facile à appliquer : le bois est coupé puis brûlé, et la couche de cendres fournit aux terres défrichées une couche riche en nutriments pour aider à fertiliser les cultures.

Une partie de ces incendies sont donc maîtrisés… mais pas tous, précise la NASA : « les feux allumés peuvent souvent devenir incontrôlables lorsque les vents ou les tempêtes déplacent le feu hors de la zone à défricher ».

Et de toute façon, ces incendies ne sont pas sans conséquence : l »Agence spatiale européenne (ESA) a publié un article sur les incendies en Afrique, qui estime que les incendies représentent actuellement 25 à 35% des émissions annuelles totales de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Et si le monde a actuellement les yeux tournés vers l’Amazonie, l’ESA estime que l’Afrique subsaharienne représente environ 70% de la superficie brûlée dans le monde, selon les bases de données satellitaires mondiales.

Cet été, en plus de l’Amazonie et de l’Afrique, la Sibérie a elle aussi connu d’immenses feux de forêt. Des millions d’hectares ont été détruits.

Lors d’une conférence de presse au G7 ce lundi, Emmanuel Macron a évoqué ces incendies en Afrique subsaharienne. « Nous sommes en train d’examiner la possibilité d’y lancer une initiative similaire à celle que nous venons d’annoncer pour l’Amazonie », a-t-il expliqué alors que le G7 a débloqué une aide pour celle-ci…

 

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