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Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars 2020, les cours du brent ont considérablement baissé sur les marchés internationaux. La forte incidence du coronavirus en Chine et sa rapide propagation dans plusieurs région du monde ont, en effet, entraîné une baisse des activités de l’économie mondiale, avec des répercussions sur le marché du pétrole.

Cette situation a, dans un premier temps, provoqué une baisse du prix du baril de pétrole à cinquante (50) dollars US, soit trente-cinq mille (35.000) francs CFA. Cependant, les divergences des pays producteurs de l’or noir, sur la stratégie à adopter, l’a encore fait dégringoler ; cette fois, à 30 dollars US, soit vingt – et – un mille (21.000) francs CFA. Une situation qui a amené les responsables du ministère de l’économie et des finances, le ministre Jean – Marie Ogandaga en tête, au cours d’une réunion de crise, à se pencher sur la question et déterminer l’impact sur l’économie nationale. « La chute du prix du baril aurait un effet sur les recettes de l’Etat et sur la croissance. Aussi, la baisse du prix du baril fausse les prévisions de recettes de la loi des finances 2020 et par conséquent les projections en matière de dépenses publiques. Pour l’heure, il est difficile d’évaluer avec précision la perte de recettes pour l’Etat. Les équipes du ministère de l’économie et des finances sont mobilisées dans la collecte et l’analyse des informations afin d’identifier les mesures adéquates qui permettraient de faire face au mieux à cette situation exceptionnelle », a déclaré le ministre Ogandaga.

Les mêmes insuffisances encore pointées du doigt    

« Rappelons que la crise actuelle n’est pas liée à des problèmes de gouvernance de l’économie gabonaise. Des facteurs exogènes et imprévisibles sont à l’origine de cette situation qui aura une incidence dans la plupart des pays », a poursuivi le principal responsable du ministère de l’économie et des finances. Bien que ce soit, en effet, le cas, force est de constater que le Gabon, notre pays, pourrait, dans quelques temps, de nouveau, traverser une situation économique et financière très difficile liée non seulement à cette nouvelle crise, mais aussi, comme de nombreux organismes internationaux en ont déjà fait la remarque, à la faible diversification de l’économie du pays, qui dépend encore grandement du pétrole.

Bien que des efforts, dans ce sens, ont été fournis depuis quelques années, ils demeurent insuffisants. L’on se souvient que dans un rapport datant de novembre dernier, en marge de la question sur le maintien ou non du franc CFA, les experts de l’agence de notation américaine Moody’s, avaient prédit que les cours du baril de pétrole, principale source de revenus des Etats de l’Afrique centrale, ne franchirait pas la barre des 70 dollars US. A cause du coronavirus et de l’absence d’une réelle politique d’incitation à l’entreprenariat local ou national, la situation risque d’être bien pire qu’au moment où l’embellie des cours, débutée en 2009, s’est arrêtée en 2014. « L’Etat pourrait initier des mesures d’ajustement pour limiter les effets de cette crise sur le cadre macroéconomique et budgétaire. Le choix de ces mesures s’appuierait sur des analyses », a poursuivi Jean – Marie Ogandaga. Espérons que le Gouvernement saura faire face à cette menace qui guette la consommation des ménages !!!!!!!!!!

 

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