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Après des tests réussis au centre spatial Marshall, la NASA a décidé de faire un dernier essai de structure avec le gigantesque réservoir d’hydrogène du futur lanceur SLS (Space Launch System)… Jusqu’à sa destruction. Spectaculaire !

Il a craqué

La NASA avait prévenu les habitants de la zone de Huntsville (Alabama) qu’ils risquaient d’entendre une déflagration le 5 décembre. Cette dernière n’a pas manqué son rendez-vous. Au cours d’un test volontairement destructif, les équipes ont soumis le réservoir d’hydrogène du futur lanceur lourd SLS à des efforts 2,6 fois supérieurs à ceux qu’il devrait subir lors d’un profil de vol, et ce pendant plusieurs heures… Avant qu’il ne supporte plus la pression et s’ouvre sur toute sa longueur.

Pour cet essai, le réservoir n’était pas rempli d’hydrogène liquide refroidi à -250°C mais d’azote, à des conditions de pressions similaires. Sur le banc d’essai de 65 mètres de haut, l’ensemble de vérins hydrauliques assurant le test avait déjà permis de valider la résistance du réservoir dans les conditions de vol normales et même pour la possible évolution du lanceur SLS, prévue à la fin de la prochaine décennie.

Exactement comme prévu

Ce test à révélé seulement 3 % d’écart entre les simulations des scientifiques et les efforts réels appliqués résultant effectivement à une rupture : cela souligne la qualité du travail réalisé en amont par les équipes de Boeing sur ce réservoir, le plus gros contenant d’hydrogène cryotechnique destiné à un lanceur au monde (plus grand que ceux des anciennes navettes américaines).

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