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Avant la réunion générale annuelle du Conseil mondial du diamant à Anvers, le gouvernement de la République centrafricaine a lancé une réforme complète du secteur de l’extraction de diamants alluviaux dans le pays. À l’avenir, le gouvernement centrafricain défendra une approche audacieuse nouvelle et radicale dans laquelle une transparence totale et des protocoles de diligence raisonnable appropriés, la traçabilité des colis individuels et les directives de l’OCDE en matière de diligence raisonnable seront essentielles.

Le pays a cruellement besoin de la production de diamants pour revenir sur le marché formel. Une comparaison avec le passé montre qu’en 2012, la production totale s’élevait à environ 62 millions de dollars. En 2018, seulement 2,3 millions de dollars ont été atteints. En 2017, après la levée partielle de l’embargo, les choses se sont bien passées et 113 000 carats ont été exportés. En 2018, cela tomba à nouveau à presque rien, seulement 12 000 carats. C’est 3% de 2012. À la suite de l’adoption du décret présidentiel n ° 19.282 signé le 30 septembre 2019 par le président et chef de l’État Faustin Archange-Touadéra, toutes les centrales d’achat existantes peuvent démontrer leur capacité à formaliser les exportations et à se retirer de tout engagement dans le circuit informel.

Surtout, chaque acheteur sera obligé d’exporter au moins 3 millions de dollars par trimestre et un retrait de la licence s’ensuivra en cas de défaillance du montant minimum des exportations. Après une période d’essai qui se terminera le 31 décembre 2019, les sociétés acheteuses ayant satisfait aux conditions concluront un contrat avec le gouvernement de la RCA, qui stipulera les protocoles d’approvisionnement en due diligence.

Dans le même esprit, le décret présidentiel impose en outre des conditions sévères aux acheteurs étrangers, dont les licences seront également retirées en cas de non-respect. En outre, les recettes fiscales de l’État doivent être relancées. Ainsi, avec une nouvelle loi de finances du 23 juillet 2019, le taux de la taxe à l’exportation totale a été réduit à 4% pour être compétitif et conforme aux pays voisins. En outre, cela s’accompagnera d’un renforcement de la police des mines et des structures locales en place du Processus de Kimberley.

La République centrafricaine remercie la communauté internationale pour l’aide reçue. En particulier, le système de certification du processus de Kimberley, où le travail de l’équipe de surveillance de la CAR est particulièrement applaudi. La décision de raccourcir les procédures d’approbation du Processus de Kimberley à sept jours était cruciale dans le contexte de la réforme en cours.


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