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Le Kenya doit choisir un site pour construire sa première centrale nucléaire. L’Agence pour l’énergie nucléaire et l’énergie (NuPEA) a annoncé les rapports et indiqué avoir confié à la société chinoise China National Nuclear Corporation (CNNC), le soin de déterminer l’emplacement le plus approprié dans le cadre d’une ambitieuse étude de deux ans sur la caractérisation du site.

«À l’heure actuelle, nous nous sommes concentrés sur la côte, le long de l’océan Indien, du lac Victoria et du lac Turkana, en tant que sites idéaux. Nous avons exclu la vallée du Rift car nous avons besoin de suffisamment d’eau pour refroidir la centrale. Les sites ont été réduits après analyse d’un certain nombre de facteurs environnementaux. Celles-ci incluent l’eau, la sismologie et la géologie et sont classées en fonction d’une valeur numérique attribuée à chacun des facteurs », a déclaré M. Collins Juma, Directeur Général de NuPEA.

La centrale nucléaire qui devrait être construite dans les 8 à 10 prochaines années coûtera 5 milliards de dollars américains. Elle devrait produire 1 000 mégawatts (MW) d’énergie. Le Kenya a identifié l’énergie nucléaire comme une source d’énergie pour combler le déficit que le Kenya devrait avoir d’ici 2030. Le Secrétaire Général de Cofek, Stephen Mutoro, a déclaré que le projet constituait un progrès majeur.

Selon le pays d’Afrique de l’Est, le nucléaire constitue une solution à long terme aux coûts élevés du combustible, engendré en période de sécheresse lors de l’utilisation de générateurs diesel, et un moyen efficace d’éliminer les émissions de carbone du secteur de la production d’énergie.

L’énergie hydroélectrique représente 35% de la production d’électricité du Kenya, le reste provenant de centrales géothermiques, éoliennes et diesel, indique le ministère. NuPEA prévoit que sa capacité atteindra 4 000 MW d’ici 2033, faisant de l’énergie nucléaire un élément clé du bouquet énergétique du pays.

La première centrale nucléaire au Kenya créera environ 5 000 nouveaux emplois tout au long de sa construction. L’agence a déclaré avoir formé 29 Kenyans à l’énergie nucléaire, tous diplômés en génie nucléaire de grandes universités coréennes, chinoises et russes.

Les pays africains les plus touchés par un approvisionnement en électricité insuffisant se sont tournés ces dernières années vers les énergies propres, en particulier le nucléaire. Le Nigéria fait partie des pays qui s’engagent dans cette voie en signant un accord avec la société nucléaire russe Rosatom pour la construction de deux premières centrales nucléaires dans le pays.

 

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