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Le ministre des Mines et de la Géologie, Jean Claude Kouassi a visité, le jeudi 24 octobre 2019, les travaux de construction de la mine d’or de Yaouré, dans le département de Bouaflé.Cette visite s’inscrit dans le cadre du contrôle et du suivi des activités des sociétés minières attributaires de permis d’exploitation. Le but de ce passage était de constater l’état d’avancement du projet de construction, encourager la société Persus Mining de Yaouré à respecter ses engagements. Il s’agissait également d’inviter les chefs de villages et de terre des localités impactées par le projet à entretenir de bons rapports avec la société.

Rappelant les opportunités qu’offre la société minière, Jean Claude Kouassi a souligné, entre autres, l’emploi des jeunes locaux et la remise de 0,5% du chiffre d’affaires annuel au comité local de développement minier (CLDM) pour la réalisation de projets de développement communautaire en lien avec les aspirations des populations. Le ministre a par ailleurs demandé aux chefs de village et de terre de tout mettre en œuvre pour amener les populations qui sont encore réticentes à accepter d’être dédommagées à hauteur de 700000 francs CFA par hectare de terrain en plus des lieux sacrés, des cultures et des constructions déjà indemnisés. Il les a rassurés qu’un fonds séquestre permettra de réhabiliter le site après exploitation.

Présents au cours de cette visite du Ministre des Mines et de la Géologie, les chefs de village ont émis le souhait que l’entreprise tienne ses engagements relativement au recrutement des jeunes et des femmes de la localité.

Selon le directeur du projet, Mathieu Scully, la future usine de mine d’or de Yaouré, d’une capacité de production de 3 millions de tonnes de minerai (La roche extraite et traitée) va donner 6 tonnes d’or par an. Le premier lingot d’or sera couléen janvier 2021. Le taux de réalisation du projet qui est de 15% en ce moment prévoit un investissement estimé à 140 milliards francs CFA, et ce sont 1000 hectares de terrain qui seront exploités. L’entreprise prévoit en outre la construction d’un poste de gendarmerie, ainsi qu’une cité de 300 à 400 logements comme base-vie pour les travailleurs de la mine et de l’entreprise qui seront sur le site minier.

En matière d’emploi, plus de 1000 personnes sont attendues et 400 sont déjà en activité. A terme, ce sont 1200 emplois directes durables qui seront créés, et des centaines d’autres emplois indirects. Il est envisagé également la formation des jeunes locaux non qualifiés dans plusieurs domaines dont la soudure et la menuiserie.

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