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La loi et le règlement régissant le fonctionnement du Gazoduc d’Afrique de l’Ouest (WAPCO) fait l’objet d’un amendement à Lomé, ce jeudi 26 septembre 2019. Des experts, délégués et parlementaires des quatre pays parties de ce dispositif transnational (Nigéria, Ghana, Bénin et Togo), sont réunis dans le cadre d’un atelier qui a été ouvert par Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon, Ministre Togolais des mines et de l’énergie, et également président du comité des ministres du projet de Gazoduc ouest-africain.

En effet, la rencontre « vise d’abord à vous imprégner des réalités du Gazoduc d’Afrique de l’Ouest, après huit ans d’exploitation », précise le ministre togolais. Il s’agit également pour ces acteurs d’harmoniser leurs points de vue, « sur des amendements que l’épreuve du temps, ou l’expérience de l’exploitation ont rendu nécessaires ».

Les experts vont ainsi plancher sur les propositions d’amendement de la loi du WAPCO et de son règlement avec les institutions concernées. L’idée étant de soumettre les propositions harmonisées pour adoption par les parlements des quatre Etats partis.

Cet outil de solidarité entre les quatre pays d’Afrique de l’Ouest, avec un coût estimé à 974 millions $, ambitionnait à son lancement de fournir du gaz d’une capacité maximale de 13,45 millions de mètre cubes par jour aux pays comme le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria. Lancé depuis le début de cette décennie, son fonctionnement a été cependant miné par des questions de trésorerie et d’impayés vis-à-vis de certains pays partenaires.

Pour rappel, ces tractations se passent dans un contexte où le Nigéria a fermé ses frontières d’avec ses voisins de l’Ouest, particulièrement le Bénin, et par voie de conséquence le Ghana et le Togo. Une fermeture qui n’est pas sans conséquences sur les économies de ces pays et qui se prolonge sans que les autorités d’Abuja n’annoncent de date de fin.

 

Sources: Agence Ecofin

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