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Au Soudan, la banque centrale n’est plus le seul organisme autorisé à acheter et exporter de l’or. Dans une nouvelle réglementation introduite en ce début d’année, le pays permet désormais aux sociétés minières privées d’exporter directement 70 % de leur production à condition de déposer les recettes dans les banques locales.

La banque centrale soudanaise ne leur achèterait donc plus que les 30 % restants, selon les détails rapportés par Reuters. Les sociétés doivent également vendre toute devise étrangère qu’elles gagneraient, sauf si elle est utilisée pour leurs activités minières, directement à la banque centrale au taux de change officiel, qui est maintenant de 45 livres soudanaises pour un dollar. Le taux du marché noir est de 88 livres pour un dollar.

L’objectif de la réforme, en plus de réprimer la contrebande, est d’attirer des devises étrangères dans le trésor public et générer des revenus supplémentaires qui aideraient le gouvernement à faire face aux problèmes économiques. Toutefois, il est important de préciser que s’ils ont salué la décision, les négociants d’or soudanais trouvent encore le taux de change fixé par l’État et l’obligation de vendre 30 % de leur production à la banque centrale peu attrayants.

Selon les données officielles, le Soudan a produit 93 tonnes d’or en 2018. Le pays est d’après la Banque mondiale le 2e producteur du métal précieux sur le continent africain, derrière le Ghana et devant l’Afrique du Sud.

Agenceecofin

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