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Les responsables égyptiens et chypriotes ont intensifié les discussions sur les préparatifs d’un projet commun de gazoduc qui transformerait l’Égypte en un centre régional du commerce de l’énergie, a révélé lundi une source gouvernementale.

Selon ce responsable, le projet conjoint permettra d’acheminer le gaz naturel du gisement offshore Aphrodite à Chypre vers des usines de liquéfaction (pour convertir le gaz à l’état liquide) en Égypte. Le gaz sera ensuite réexporté vers les pays européens ou utilisé sur les marchés locaux.

Selon des déclarations gouvernementales antérieures, l’Égypte commencera à recevoir du gaz chypriote en 2022.

Malgré les perturbations majeures de nombreux projets de développement mondiaux en raison de la pandémie de coronavirus (Covid-19), les Égyptiens et les Chypriotes restent confiants quant à la réalisation du projet dans les délais.

L’impact négatif de la pandémie de Covid-19 sur les économies du monde entier obligera de nombreux pays à agir rapidement pour compenser les pertes. Cela entraînera une hausse de la demande d’énergie pour stimuler la croissance industrielle, a déclaré la même source.

Le 19 septembre 2018, l’Égypte et Chypre ont signé un accord pour établir un gazoduc maritime direct.

Au cours d’une réunion virtuelle, le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Tarel al-Mulla, et la ministre déléguée chypriote du Transport maritime, Natasa Pilides, ont discuté de la coopération entre les deux pays dans le domaine du pétrole et du gaz naturel et de la collaboration en cours au sein de l’organisme international EastMed Gas Forum.

L’Égypte possède deux usines de liquéfaction de gaz naturel, l’une à l’est d’Alexandrie à Idku, qui appartient à Egyptian Liquefied Natural Gas (LNG) ; et la seconde, dans la ville portuaire de Damiette, qui appartient à l’entreprise espagnole Union Fenosa Gas (UFG).

Le ministère du Pétrole et des Ressources minérales du gouvernement contribue à l’usine d’Idku par l’intermédiaire de l’Egyptian Natural Gas Holding Company (EGAS) à hauteur de 12% ; de l’Egyptian General Petroleum Corp (EGPC) pour 12% ; de Shell pour 35,5% ; et de la compagnie de gaz et pétrole malaisienne Petronas pour 35,5%. La multinationale française Total contribue désormais à l’usine avec une participation de 5%.

Le site de Damiette est quant à lui détenu à 80 % à parts égales par Union Fenosa et ENI. Le reste des actions est détenu par l’EGPC et l’EGAS, soit 10% chacun.

Source :  Arabnews.com 

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