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Le Cameroun veut dynamiser son secteur des mines pour en obtenir une plus grande contribution au PIB. La création d’une société nationale des Mines vise ainsi, entre autres, à booster l’exploration minière dans le pays, dont seulement 40% du potentiel minier est connu jusque-là.

Paul Biya, le chef de l’Etat du Cameroun, a signé, lundi 14 décembre, un décret portant création de la Société nationale des mines (Sonamines). Le texte présidentiel indique que la Sonamines est « une société à capital public, ayant l’Etat comme actionnaire unique ». Mais, précise le décret, « l’actionnariat de la Sonamines peut être ouvert à d’autres entités publiques ou privées ».

Les statuts de cette nouvelle entreprise publique en attente fixeront son capital ainsi que les modalités de participation audit capital.

Du décret, on sait déjà que la Sonamines a pour missions de développer et de promouvoir le secteur minier et de gérer les intérêts de l’Etat dans ce domaine. Les hydrocarbures, qui sont de la compétence de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), et les carrières, dont la gestion devra incomber aux communes conformément au Code général des collectivités territoriales décentralisées (CTD), sont exclus du champ de compétence de la nouvelle structure.

Dans les détails, la nouvelle société est chargée notamment de réaliser l’inventaire des indices miniers, en liaison avec les autres administrations et organismes compétents ; de mener les activités d’exploration et d’exploitation des substances minérales ; d’assurer la mise en œuvre des mesures relatives à la restauration, à la réhabilitation et à la fermeture des sites d’exploitation miniers ; de prendre des participations dans  les sociétés exerçant dans le domaine de l’exploration, de l’exploitation, de la commercialisation, du traitement et de la transformation des substances minérales par voie d’apports, de commande, de souscriptions, achat de titres, etc.

Cette société, placée sous la tutelle du ministère en charge des Mines, est créée dans un contexte où l’exploitation minière est problématique au Cameroun. En effet, selon le Cadre d’appui à l’artisanat minier (Capam), le Trésor public camerounais perd chaque mois environ un milliard FCFA à cause de la dissimulation des ressources produites par les sociétés minières. En plus, selon le ministère des Mines, seulement 40% du potentiel minier du Cameroun est connu des pouvoirs publics.

S.A.

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