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La Brigade de Répression des Infractions au Code Minier (BRICM) a mené, du 27 août au 6 septembre 2020, des actions d’envergure comme c’est le cas depuis le début de l’année 2020. Cette fois, le groupe d’intervention a mené des actions dans les régions du Hambol et du Gbêkê.

Plusieurs  matériels importants saisis et détruits, et plusieurs sites d’orpaillage clandestin déguerpis. Ainsi, dans la région du Hambol, précisément à Katiola, où 14 sites ont été traités dans les localités de fronan, darakokaha,sotikro et lofiana, 8 pelles hydrauliques et 8000 litres de gasoil ont été saisis. Des saisis auxquelles il faut ajouter la destruction de 4 bases vie, 3 pelles hydrauliques, 12 motopompes, 3 bicyclettes, 3 motocyclettes, 1 groupe électrogène, et plusieurs abris de fortune.

Par ailleurs, à Dabakala, 20 sites d’orpaillage clandestin ont été traités dans les localités de Lafigué, Gboli, Tolledougou. Bilan de l’intervention : 356 concasseurs et 208 motopompes détruits. Destruction, également, de 2 véhicules, de 83 tricycles, de 1 bulldozer, 1 compresseur et plusieurs abris de fortune. Au cours de cette même intervention à Dabakala, 4 pompes électriques immergées, 3 balances électroniques et 500g de mercure ont été saisis.

Dans la région du Gbêkê, la BRICM a aussi réalisé un beau coup de filet à Bouaké, dans la localité de Sarakakro. Au cours du raid, 280 sacs de minerais ont été saisis. A également été enregistré, la destruction de 20 concasseurs et de 10 motocyclettes.

Un site d’orpaillage Clandestin dans la région Hambol

Ces actions de répression qui ne laissent aucun répit aux orpailleurs clandestins et qui, depuis le 26 décembre 2018, date d’installation de la BRICM, brisent quotidiennement les rêves exploitants miniers véreux, constituent un aspect de toute une métamorphose en cours, avec en première ligne le processus de formalisation du secteur de la petite mine en Côte d’Ivoire. Ce processus de formalisation est matérialisé par le projet chantier école, dont le but est de contribuer, à travers la formation, l’encadrement et le suivi des artisans miniers, au développement économique durable et à la création d’emplois pérennes et décents dans le secteur de la petite mine.Le projet offre des opportunités de formation dans des zones minières et contribue à l’éradication de l’orpaillage illicite et de tous ses corollaires.

De façon concrète, le projet consiste à dispenser une formation initiale et qualifiante, en présentiel et en alternance, aux jeunes Ivoiriens en vue de les doter des savoirs et qualifications professionnelles nécessaires pour opérer dans le secteur de la petite mine, en lien avec les potentialités de la Côte d’Ivoire et les exigences environnementales, fiscales et sociales. Il consiste, par ailleurs, à organiser des formations complémentaires au profit des détenteurs d’autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle en activité, et surtout, àpromouvoir l’entrepreneuriat et développer la culture d’entreprise chez les jeunes Ivoiriens dans le secteur de la petite mine.

A ce jour, 7 chantiers écoles ont été lancés à Bozi (Bouaflé), Katiendé (Boundiali), Loboville (Buyo), Nangbokro (Daoukro), Abradine II (YakasséAttobrou), Tanguelan (Agnibilékrou), et BooréAkpokro (Dimbokro). En vue d’atteindre l’objectif de 10 chantiers écoles à la fin de l’année 2020, d’autres chantiers écoles seront lancés à Nébo (Divo), à SouleymaneKaha (Dabakala), et à Bloléquin/Zouan-hounien.A terme, il s’agira de former plus de 1000 artisans miniers par an. Si les 14 impétrants de la première promotion du chantier école de Bozi ont tous été embauchés par des entreprises minières à l’issue de leur formation, les 30 autres de la première promotion de Katiendé se sont otientés vers l’auto-emploi et la constitution de coopératives minières en vue d’obtenir des autorisations et mener leurs activités, et ainsi vivre décemment des connaissances acquises.

 

Source: Ministère des Mines et de la Géologie

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