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Le Soudan, un producteur d’or, a pris des mesures pour ouvrir davantage le commerce du métal précieux aux investisseurs privés, leur permettant de gérer toutes les exportations et de retirer l’entreprise des mains de l’État, a rapporté mardi l’agence de presse du Soudan (SUNA).

Une circulaire approuvée mardi interdit aux organismes gouvernementaux d’exporter de l’or et ouvre le commerce aux entreprises privées à condition qu’elles satisfassent aux exigences, telles que le paiement d’impôts et de redevances, a-t-il précisé.

Le Soudan a essayé de réprimer la contrebande d’or et de générer plus de devises étrangères. Pendant des années, la banque centrale a eu le monopole des exportations, achetant de l’or localement à des prix fixes sur des sites de collecte à l’échelle nationale, ce qui a conduit au commerce illégal.

Le Soudan a produit environ 93 tonnes d’or en 2018, a déclaré le ministre de l’Énergie et des Mines Adil Ibrahim en novembre, un niveau qui en ferait le troisième plus grand producteur d’Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana, selon l’US Geological Survey.

La réglementation approuvée en janvier a ouvert les exportations d’or aux sociétés privées, mais a limité les sociétés minières privées à exporter 70% de leur production, le reste devant être vendu à la banque centrale.

Les exportateurs étaient également tenus de vendre tous les produits d’exportation en devises à la banque centrale au taux de change officiel, qui était à l’époque d’environ 45 livres soudanaises pour un dollar, soit environ la moitié du taux du marché noir.

 

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