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Au Gabon, l’orpaillage clandestin a atteint ces dernières années des proportions inquiétantes pour la sécurité des populations et de la faune. Certains sites sont situé à l’intérieur même des aires protégées, où les orpailleurs effectuent des prélèvements sur des espèces en voie de disparition. Le gouvernement gabonais  éprouve des difficultés à éradiquer le fléau en témoigne la multiplication des arrestations d’orpailleurs clandestins au cours des derniers mois. La dernière en date est survenue à l’est de Mitzic, sur le site du permis forestier de Somivab, où 62 mineurs illégaux ont été arrêtés avec 400 g d’or.

Selon l’Agence nationale de la préservation de la nature (ANPN),  Au Gabon près de 200 sites d’orpaillage illégaux ont été repérés sur l’ensemble du territoire national. Nombreux sont des immigrés clandestins qui s’installent progressivement et s’adonnent à l’exploitation illicite de l’or dont l’extraction est estimée à plusieurs milliards de FCFA par an

Dans le  quotidien l’Union édition du 17 mars 2021, les orpailleurs  de plusieurs nationalités (Cameroun, Burkina, Mali, Tchad, Côte d’Ivoire et Bénin) ont été arrêtés opéraient au lieu-dit Ngama, situé à la périphérie des parcs nationaux de Minkébé et de l’Ivindo. Ils ont été interpellés par la CIAR, une unité spéciale de l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon (ANPN). Ils auraient confié avoir obtenu l’aide des populations locales et certains membres du personnel administratif gabonais pour mener leurs activités.

Pour l’ONG The Sentry, les pays d’Afrique centrale et de l’Est  perdent des milliards de dollars en raison  du trafic illégal et de la contrebande de l’or. Pour toutes ses raisons l’Etat gabonais ne peut  se permettre de baisser les bras. Il doit continuer sa lutte contre ce phénomène et contribuer ainsi à la conservation d’une réserve stratégique d’or pour plus de crédibilité sur les marchés extérieurs.

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