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Shell et le développeur de projets à impact social C-Quest Capital ont annoncé le 16 avril, la signature d’un contrat qui porte sur la distribution de fourneaux propres et durables pour 1,5 million de foyers ruraux en Afrique de l’Est. Ceci sera rendu possible grâce au financement de 60 millions de crédits de compensations en CO2 par Shell, pour le marché volontaire du carbone.

Selon cet accord, plus de trois millions de cuisinières alimentées en biomasse ligneuse seront livrées au cours de la prochaine décennie, afin de remplacer l’utilisation du bois de chauffage, responsable de la pollution atmosphérique et des gaz à effet de serre.

Les deux parties ont également indiqué que cet investissement contribuera à améliorer la santé de plus de 7 millions de personnes et facilitera en priorité l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, en leur évitant de transporter du bois de chauffage sur de longues distances.

« L’accord avec Shell permet de transformer de manière significative et à long terme la vie de certaines des communautés les plus démunies du monde. Il ne s’agit pas seulement de réduire les émissions, mais d’améliorer la santé et le bien-être des femmes, qui sont les principaux agents du développement social et économique en Afrique rurale. Le financement du climat n’est qu’un moyen d’atteindre un objectif de développement », a expliqué Ken Newcombe, PDG et fondateur de C-Quest Capital.

Cependant, le marché volontaire des crédits carbone reste largement non réglementé et fait l’objet de polémiques au sein des groupes de protection de l’environnement, quant à la crédibilité des initiatives de compensation carbone. Leur capacité à générer de véritables réductions de CO2 est toujours remise en question.

Pour C-Quest Capital, il n’y a pas de doutes à avoir concernant ce marché. Cette dernière affirme qu’elle a déjà réduit plus de cinq millions de tonnes de CO2 grâce à ses projets de développement, tout en contribuant à améliorer la vie de plus de 20 millions de personnes. Ceci, en Afrique subsaharienne, en Amérique centrale et en Asie du Sud et du Sud-Est.

D’ailleurs de nombreuses personnalités dont l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, ont mené des actions pour redorer l’image de ce marché en établissant un ensemble de règles plus strictes.

Rappelons que le principe de la compensation carbone repose sur le fait que les impacts d’une tonne de carbone émise quelque part peuvent être neutralisés par la séquestration ou la réduction d’une autre tonne de carbone ailleurs. Les particuliers, entreprises, ou collectivités peuvent volontairement compenser tout ou partie des émissions qu’ils n’ont pas pu s’empêcher d’émettre en achetant des crédits carbone qui sont exprimés en unités de TéqCO2.

 

Source : Agence Ecofin

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