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Les prix du pétrole connaissent une chute libre depuis une semaine. Ils ont atteint 59.89 dollars le baril du Brent, ce dimanche 26 janvier. Ainsi, ils sont à leur niveau le plus bas depuis le mois d’octobre dernier, en raison des craintes sur la chute de la consommation chinoise.

Le marché pétrolier entre dans une nouvelle phase d’instabilité. Ils sont atteints par la psychose qui s’est emparée de la Chine en raison du Coronavirus qui se propage à grande vitesse. Cette psychose fait craindre la baisse de la demande chinoise qui vit au rythme de fermeture d’usines. Ainsi, la Chine, qui est le plus grand importateur mondial de pétrole, a pris des mesures draconiennes pour faire face au Virus. Le pays a mis en quarantaine une grande ville pour contenir le virus, interdisant les voyages depuis Wuhan, localité de 11 millions d’habitants.

Il faut aussi signaler que depuis l’apparition du virus en Chine, les inquiétudes suscitées par l’arrêt des exportations de la Libye, dont la production a plongé au niveau le plus bas depuis août 2011, se sont éclipsées. L’alerte sanitaire a pris le dessus et jugule le déficit de l’offre qui est aussi tributaire de la suspension des expéditions de brut nigérian.

Situation comparable à celle de 2003

Ces données sont comparables à celles de l’année 2003 quand l’épidémie du SRAS a fait chuter la demande en brut de 300 000 barils par jour. Goldman Sachs Group Inc prédit que le virus pourrait affaiblir la demande mondiale de 260 000 barils par jour cette année.

Cependant, cette situation est appelée à s’améliorer pour les prix du pétrole selon Pavel Molchanov, analyste de la recherche énergétique. Ce dernier affirme qu’ «une fois qu’il sera prouvé que l’épidémie est contenue et que la perturbation économique touche à sa fin, le sentiment sur le pétrole devrait s’améliorer et faire remonter les prix».

Observ Algerie

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