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La lutte contre le réchauffement climatique passera nécessairement par une prise de conscience majeure de la part des gouvernements, des entreprises et des investisseurs. C’est le message que tient à faire passer l’Agence internationale de l’énergie, selon laquelle le temps presse pour prendre des mesures vraiment efficaces.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est une organisation fondée en 1974 et rattachée à l’OCDE. Comme chaque année, elle a publié son rapport annuel sur l’évolution de la demande et de la fourniture d’énergie dans le monde, ainsi que sur les conséquences de cette activité sur la planète.

Les dangers du statu quo

Conclusion principale de cette étude : il est plus que temps d’agir, et la réaction doit concerner l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le dérèglement climatique, à commencer par les gouvernements. Pour témoigner de l’urgence de la situation, l’AIE a imaginé trois scénarios possibles.

Scénario n°1 : les politiques en place à l’heure actuelle perdurent. Dans ce cas, l’organisation prévoit une augmentation de la demande mondiale en énergie de 1,3 % d’ici 2040. Ce qui entraînerait notamment une hausse sensible des émissions de CO2, avec de « graves conséquences » sur le changement climatique. Il s’agit donc d’un scénario catastrophe, mais réellement envisageable, puisqu’il s’appuie sur les tendances actuelles.

Scénario n°2 : les politiques actuellement visées sont mises en œuvre. On pourrait croire que la situation s’améliorerait significativement, mais il n’en est rien : la demande d’énergie progresserait cette fois de 1 % d’ici 2040. La production serait néanmoins assurée en partie par des sources plus respectueuses de l’environnement (dont le solaire), mais cela resterait insuffisant pour s’affranchir de la dépendance au pétrole. De plus, l’augmentation de la population et la croissance économique induiraient une grande inégalité d’accès à l’électricité, ainsi que des morts prématurées liées à la pollution (comme c’est déjà le cas aujourd’hui).

Ne pas se contenter d’une électricité plus « verte »

Scénario n°3 : celui du « développement durable », appelé de ses vœux par l’AIE. Ce serait le seul cas permettant de respecter l’objectif d’un réchauffement climatique sous les 2 °C. D’après le rapport, il implique « des changements rapides et généralisés dans tout le système énergétique », afin d’aboutir à une réduction salvatrice des émissions de CO2. L’agence affirme que les gouvernements doivent donc agir au plus vite pour améliorer l’efficacité énergétique, qui a vu sa croissance ralentir en 2018.

L’idée serait notamment de réduire la dépendance au pétrole, en lui préférant l’électricité, bien sûr produite à partir de sources d’énergie renouvelable. Mais cela ne suffirait pas. Il faudrait également s’attaquer aux modes de production les plus émetteurs de gaz à effet de serre, en particulier les centrales à charbon, qu’il faudrait améliorer, voire fermer.

En bref, pour l’AIE, il est urgent d’agir et de changer radicalement les politiques actuelles. Un appel qui n’est pas sans rappeler celui émis par 11 000 scientifiques, la semaine der

 

Source : Financial Times

 

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